Oxytoyen

Un autre regard sur la politique

22 octobre 2009

Jean SARKOZY renonce

jean_sarkozyLe Prince Jean renonce à la présidence de l'EPAD. La fronde des petites gens, le mal-aise des élus de la  JEAN_SARKOZY130408_mmajorité, les 100.000 signataires de la pétition ont eu raison de son ambition inappropriée.

Voici la preuve que la mobilisation citoyenne et populaire est encore vivace.

Et surtout, c'est un service qui lui est rendu, pour qu'il poursuive ses études sereinement !



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12 octobre 2009

Pétition contre "l'intronisation" de Jean SARKOZY à la tête de l'EPAD

Signez la pétition :
http://www.mesopinions.com/Jean-Sarkozy--renoncez-a-postuler-au-poste-de-president-de-l-EPAD-petition-petitions-fdc75d89c604d782a5b2198681c67f26.html

Pour que notre régime politique reste une démocratie et non une monarchie

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04 octobre 2009

Le PS se démocratise ? En voilà une idée originale !!!

Consultation des militants socialistes ce jeudi 1er octobre. Les questions posées par exemple :

- Donnez-vous mandat au bureau national pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d'un rassemblement politique et sur la base d'une plate-forme commune ?

- Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l'impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d'une loi, dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, sénatoriales 2011, législatives 2012) un mandat de parlementaire avec une présidence d'exécutif local (commune, intercommunalité, conseil régional, conseil régional) ou la participation à un exécutif (vice-président, maire adjoint) ?

 

Suite à cette consultation pleine d'espoirs (essentiellement martiniens, pour reprendre la main sur le parti et jouer la carte de la rénovation du PS), la manipulation des militants est encore une fois palpable… Je m'étonne que les questions : êtes-vous pour ou contre la guerre ? ou encore, êtes-vous pour trouver une solution à la famine dans le monde ? n'aient pas été posées. Bien sûr, que les socialistes sont pour la parité, bien sûr également qu'ils veulent des candidats plus représentatifs des minorités…

 

Le taux de participation frôlant les 50%, il s'agit d'une demi-victoire de Martine AUBRY, qui souhaitait fleureter avec les 60%, pour se targuer d'une mobilisation univoque des militants.

 

A cette occasion, les militants étaient également invités à choisir leurs têtes de liste pour les régionales de l'an prochain… En Ile-de-France, surprise !! de voir apparaître sous le nom de Jean-Paul Huchon, un certain Kamal Mazouzi, dont personne n'a jamais entendu parlé… Amusant !! 1155

 

Alors, je souhaite remercier René DOSIERE, Député apparenté PS de l'Aisne, qui tente de sortir le PS de cette mascarade. En effet, il s'inquiète. Partant du constat que une fois le non-cumul des mandats mis en œuvre et appliqué unilatéralement, cela reviendrait à favoriser les candidats de droite (conclusion que je partage).

 

Il propose donc (sans être entendu ses camarades) le non-cumul des indemnités, à savoir, que les parlementaires de gauche qui cumulent, renoncent à percevoir leurs indemnités, démontrant ainsi la primauté de l'intérêt général sur les intérêts particuliers. Le geste serait noble et aurait un impact fort.

 

On verra bien…

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02 octobre 2009

Pour l'UMP : burqua = travestis (nous frôlons des sommets)

Christian VANNESTE vient de déposer un projet de loi "visant à interdire l’ensemble des vêtements ou accessoires permettant de masquer l’identité d’une personne“… pour que les systèmes de vidéosurveillance soient efficaces. Tout vêtement qui empêche l’identification en cachant le visage doit être proscrit sur la voie publique, sauf lorsqu’il correspond à une exigence médicale. Sous cette formule simple se cache une énième atteinte aux libertés individuelles…

 

Le décret anti-cagoules de juin dernier est légitime, en raison de l'utilisation volontaire de vêtement visant à cacher son identité. Mais la législation "burqua", elle aussi (selon moi) légitime initialement pour le respect de la femme et son émancipation, va devenir le support d'une politique beaucoup moins libéraliste…

 

Car, l'UMP, castratrice émérite de libertés individuelles, proposerait par le biais du député Christian VANNESTE, d'interdire "le travestissement" en raison du trouble à l'ordre public et en invoquant les "bonnes mœurs" (confidence du député à la sortie de séance). Il est bon également de rappeler que ce député s'est fait condamné pour homophobie.

 

Donc prétextant de la législation "burqua", les travesti(e)s ne seront plus ? Messieurs de l'UMP, Monsieur VANNESTE ne mélangez vous pas tout ?

 

Car par extension (proportionnellement démente aux propositions de l'UMP - cf. encore la proposition de castration chimique), que vont faire les enfants à Halloween ? Les motards, ils devront rouler sans casque, et les skieurs, ôter leurs bonnets ? Les nonnes se dessaper ? Les couturiers seront tenus de produire des vêtements une pièce, pas trop longs (on interdira donc ensuite la vente de ciseaux, de sécateurs et coupe-ongles, on ne sait jamais…).

 

Et dire que l'on en a encore pour 2 ans et demi…

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23 août 2009

Les cinq scénarios d'une alliance à gauche

Comme souvent, c'est Daniel Cohn-Bendit qui a lancé le débat. En prônant un rapprochement avec le MoDem lors de l'université d'été d'Europe écologie à Nîmes, l'eurodéputé divise son propre camp. Tout en dessinant les termes du débat qui va occuper la gauche en 2010. Revue des cinq scénarios possibles d'une alliance électorale à gauche.

 

1. Une Union de la gauche sans le Parti socialiste ?

La question n'est plus taboue chez les minoritaires : peut-on construire une union de la gauche sans le PS ? Au vu des résultats des Européennes, certains écologistes envisagent un tel scénario. Ils misent sur :

  • les divisions internes au Parti socialiste
  • l'incapacité de Martine Aubry à s'imposer comme le chef incontesté de son parti
  • la dynamique électorale qui a rassemblé les écologistes et les "associatifs"

 

Y croient-ils vraiment ? En tout cas, dans France Soir, la députée de Guyane Christiane Taubira brandit cette menace : "Il faut lui faire comprendre [au PS, ndlr] que ça peut se passer ailleurs et sans lui".

Avantage : ce scénario recompose entièrement le paysage à gauche et offre une vraie nouveauté aux électeurs.

Inconvénient : il ne résout pas l'épineuse question d'un « leader » pour la présidentielle et présente la difficulté d'avoir à élaborer un programme commun entre des gens d'opinions fort éloignées.

 

2. Avec ou sans le MoDem ?

La question d'une alliance avec le MoDem de François Bayrou est au cœur des préoccupations. Faut-il, par réalisme politique, s'allier avec des centristes pour privilégier une option "Tout sauf Sarkozy" ?

Dans l'Express, le "mécano" Daniel Cohn-Bendit s'est ouvertement prononcé en faveur de ce scénario : "Vous voulez une majorité, oui ou merde ? S'il faut ajouter le MoDem, on ajoute le MoDem…, a-t-il dit jeudi soir. Si vous voulez une majorité, il faut aller chercher les gens là où ils sont, pas là où vous êtes".


Gros succès parmi les militants présents, mais vrai débat de fond une fois la réunion terminée comme le raconte Marianne.fr :"Tant qu'on parle de réseau, Europe écologie fonctionne très bien, analyse une militante parisienne. Mais dès qu'on envisage la nomination d'une personne ou même l'élection présidentielle, ça ne marche plus : c'est la grande faille du mouvement !"

Avantage : cela permet de séduire une bonne partie de l'électorat centriste, là où se sont gagnées toutes les élections présidentielles.

Inconvénient : l'ombrageuse figure de François Bayrou risque d'obérer radicalement la possibilité d'une telle alliance. Rappelons le clash qui l'a opposé à Daniel Cohn-Bendit dans la campagne pour les européennes.

 

3. La grande alliance, des communistes aux socialistes

Ce remake de l'Union de la gauche version 1978 pourrait se reproduire, tant les divers partis y ont intérêt. Les communistes se referaient une santé électorale, les écologistes sortiraient de leurs bisbilles et les socialistes retrouveraient leur rôle de chef de file.
C'est la voie défendue par Cécile Duflot, l'une des plus tactiques chez les Verts. Elle l'a résumée ainsi sur le NouvelObs.fr : "Nous sommes déjà en alliance avec le PS dans certaines collectivités locales. Mais ces alliances ne sont pas automatiques. Elles se font autour d'un projet."

Cela suppose que le PS parvienne à proposer un "projet" suffisamment consensuel et ouvert pour convaincre ses partenaires de jouer la carte de l'union.

Avantage : cela reprend une formule qui a démontré son efficacité en 1981.

Inconvénient : pas facile à mettre en œuvre, en l'absence d'un projet fédérateur et neuf.

 

4. Les "modérés" et les "radicaux"

Autre scénario envisageable : la constitution de deux forces, une modérée et une radicale, s'articulant autour d'un éclatement du PS et de sa recomposition. D'un côté, une aile centro-progressiste appelée de ses vœux par plusieurs quadras du PS. De l'autre, une aile plus radicale visée par un Jean-Luc Mélenchon, bénéficiaire de nombreux relais rue de Solférino. Le chef du Front de gauche l'avait longuement expliqué en début d'année sur Rue89.
"On ne peut pas choisir entre des gauches, on choisit entre des orientations politiques. Et ensuite, on se demande comment on peut faire pour les rendre majoritaires. Moi j'espère constituer un front de gauche qui soit assez puissant pour mettre une telle pression sur le Parti socialiste qu'il change de cap."

Avantage : offrir au premier tour un vrai choix à gauche et constituer une réserve de voix pour le second tour en 2012.
Inconvénient : faire apparaître au grand jour la diversité des options idéologogiques, dans la lignée des divergences européennes.

 

5. Le statu quo jusqu'au printemps
C'est sans doute le scénario le plus probable de cette rentrée. Malgré les velléités de la nouvelle génération -celle qui n'a jamais été au pouvoir-, les différentes formations ont surtout intérêt à attendre les élections… régionales de 2010.
Le rapport de forces issu des urnes permettra alors à chacun de compter ses troupes et de faire valoir ses ambitions pour 2012. Plus que jamais, la présidentielle est un rendez-vous obligé des partis politiques, car leur financement public repose en grande partie sur son résultat qui conditionne aussi celui des législatives.
Sur le fond, les récents échanges entre ténors de la gauche -comme dans Le Monde entre Vincent Peillon et Daniel Cohn-Bendit- montrent que les points d'accords sont finalement plus fréquents qu'on ne pourrait le croire.

Avantage : chacun conserve son pré carré et sa "différence".
Inconvénient : le statu quo assure à l'UMP de rester majoritaire, quoi qu'il arrive.

Article rue 89

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14 juillet 2009

Le PS en primaire...

medium_fleur_faneeLe PS cumule les erreurs, sa base électorale s'étiole...

 

Pour rappel en 2002, le traumatisme est double : 3ème place et prise de conscience du fossé creusé entre le parti et les électeurs "traditionnels" qu'ils imaginent défendre. En 2007, Bayrou capte un électorat PS de centre gauche, puis enfin aux dernières élections, dernière, Europe Ecologie crée la surprise. Il faut se rendre à l'évidence, ce qui était encore un vote sanction à l'encontre du parti devient aujourd'hui la consommation du divorce entre le PS et ses électeurs.

 

Alors que la vie politique française se calque sur l'élection présidentielle, le PS, s'il souhaite aller sereinement en 2012, doit être muni : d'un projet, d'un leader et d'alliés politiques (respectant un ordre chronologique).

 

Le PS va-t-il faire l'économie d'un travail de fond, sacrifier sa rénovation sur l'autel d'un débat sur les primaires ? (débat pourtant nécessaire, mais tellement inapproprié au lendemain des européennes...). Alors que les cendres européennes sont encore chaudes (dès le lendemain), le PS se focalise sur 2012... (l'exemple de Bayrou, ne pourrait-il pas servir ?)

 

Pourquoi le PS ne comprend toujours pas qu'il leur est demandé, non pas un débat sur l'organisation de primaires, non pas de parler de 2012, non pas d'alimenter les pages des brèves politiques avec le climat délétère au Parti, les petites phrases et querelles de personnes, mais sur un projet...

 

Qu'avons-nous entendu sur et en vrac : l'Iran ? la réforme des collectivités locales ? pourquoi Martine Aubry ne s'est pas déplacer à Hénin-Beaumont (pourtant à côté de Lille) ? sur la régulation du capitalisme mondial ? sur la précarisation des emplois ? sur le fait qu'un million de personnes supplémentaires seront au chômage d'ici la fin de l'année ? pourquoi Royal est toujours hors PS, alors qu'à Reims elle a été la première motion ? "Home" ? la crise écologique qui dans 10 ans sera irréversible ? quelles propositions pour multiplier les adhésions, en baisse ?

Et ensuite, pourquoi le PS n'a-t-il jamais de positions claires : sur Hadopi (défense des artistes, mais pas de réelle alternative idéologique) ? sur le Congrès (on y va, mais on ne participe pas) ? pourquoi encore abstention lors de la présentation du projet de loi "transformation écologique de l'écologie" ?


Enfin, pour appréhender sereinement des primaires, il s'agirait de développer une certaine pacification des relations entre éléphants et éléphanteaux du PS, ou à défaut un encadrement de celles-ci, pour plusieurs raisons :

- au sein du PS, il y aura X prétendants... ce qui n'accentuera qu'encore plus une image déjà "tellement positive". On voit d'ailleurs certains se positionner... alors qu'elles ne sont prévues que dans 2 ans.

- si élargies à toute la gauche, il y aura X + X candidats... et même avant cela, c'est méconnaître la nécessité et volonté des alliés politiques du PS d'être présents au premier tour de la présidentielle, comme le nécessaire témoignage de leur sensibilité politique... (ce qui d'ailleurs nous fait l'économie au PS d'une politique à l'égard de ses alliés, et non la simple vision hégémonique par je ne sais quelle "maison", fusse-t-elle HQE...)

- et entre nous, la question des primaires est encore un subterfuge, pour contourner ou tenter de répondre au mal qui ronge le PS : le leadership...

 

Enfin, les primaires, on voit ce que cela a pu donner en Italie, et le PS doit arrêter d'attendre son Obama, ou autres directeurs d'organismes internationaux providentiels... et puis avant cela, il y a les régionales, pour lesquelles le PS beaucoup à ... perdre.

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21 juin 2009

Petit décryptage des Européennes 2009

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Donc, en ne répétant que le message de l'UMP, au soir de l'élection : "c'est la première fois, que le pouvoir en place est conforté dans une élection européenne, élection intermédiaire". Plusieurs conclusions à tirer de ces élections (mode de scrutin : à la proportionnelle à un tour - avec ce mode de scrutin, et comme à un premier tour, l'électeur vote selon sa sensibilité propre ou pour exprimer une desapprobation de l'un ou l'autre des partis traditionnels) :

- grand gagnant : sans conteste, Europe Écologie et Cohn-Bendit. Il a fait son retour en France, et a personnellement a lavé l'affront que lui ont fait subir les Verts. Sur la base d'un trio improbable, il a bien compris : l'enjeu écologique et sa transmission pédagogique (moins audibles au niveau local), il a parlé d'Europe à un électorat de gauche libérale majoritairement très europhile, et ce qui a fait un plus, sa capacité à avoir joué de la dynamique politique journalistique (la masse médias étant majoritairement europhile, urbain et sensible aux thèses environnementalistes). Enfin, et il serait faux de nier l'évidence, l'échange houleux avec Bayrou, la diffusion sur France Télévisions de "HOME", l'avant-veille ont bien entendu joué en sa faveur. Reste plus qu'à faire vivre cette alliance et rien n'est moins sûr.

- faux grand gagnant : l'UMP, qui certes est arrivé en tête, mais, alliée à un Nouveau-Centre, une Gauche moderne et les Progressistes (les faux partis des El fayot démoulouse édédonzère) n'ont fait qu'illustrer ce qu'est le socle de leur électorat... et moins de 3 Français sur 10, cela reste médiocre.

- grands perdants : MoDem ou parti de Bayrou, qui a souhaité faire de cette élection un vote sanction contre Sarkozy, aveuglé par les bonnes ventes de son ouvrage "abus de pouvoir", il a présidentialisé cette élection. Ce qui n'a ni convaincu, et probablement sonné le glas de ce parti sans élu... reste Marielle de Sarnez, Jean-François Kahn et Corinne Lepage ayant pris leur distance...
Le PS bien sûr (confère le reste de l'article).
Enfin, le FN, exempt la circonscription du Nord-Ouest (Basse et Haute Normandie, Picardie et NPDC), donné pour mort, a vivoté dans cette élection, a essuyé le durcissement du discours politique de la dernière semaine de Sarkozy, et payé le prix de ses dissensions.
Le NPA, ayant refusé de faire une alliance avec le Front de Gauche, de Mélenchon et le PCF, s'est vu presque humilié par son score inférieur à 5%.

- petits gagnants : Le Front de Gauche, de Mélenchon et du PCF, a réussi ce qui pourrait être une alliance durable, d'une gauche radicale, et a réussi à envoyer 4 députés au Parlement, dépassé le NPA et lavé l'affront des 1,5% du PCF à la dernière présidentielle.

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Voici ce qui sera notre nouveau Parlement européen pour 5 ans, qui confirme nos résultats nationaux pour faire simple (poussée de la droite, des Verts grâce aux votes français et allemands surtout, et ce qui nous vaut la reconduction de José Manuel Barroso...

Toutefois à cela, on peut y ajouter quelques précisions :

- il ne s'agit pas de la vague bleue scandée partout... en effet, la droite maintient sa position à 35,7% contre 36,7% dans la précédente législature.

- une baisse indéniable des socialistes, passant de 27,6% à 22,1% et noter que les partis de gouvernements de gauche sont sanctionnés (Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Roumanie, Bulgarie et Hongrie, comme ceux participant au gouvernement en Allemagne, Pays-Bas, Autriche ou encore Belgique). Et étonnament, ceux de droite épargnés... Ce qui peut s'expliquer par le manque de propositions alternatives de la sociale-démocratie et des socialistes, plus crédible que la droite, en tous les cas, plus pertinente. La rigueur de la droite a rassuré.

- Pour les Verts, cela peut être considéré comme un retour aux valeurs palpables, doublé d'une prise de conscience de plus en plus caractérisée des réflexions environnementales.

- l'extrême droite, peu médiatisée lors de cette législature, est pourtant toujours là, et avec la venue d'un nouveau groupe politique au parlement, d'une part, et d'autre part, l'arrivée des Tories dans ce groupe est tout à fait étonnant, et pourrait donner un poids qu'il n'avait pas précédemment.

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17 mai 2009

Elections européennes ! Ah bon ?

mains_boule_europeLes élections européennes ont lieu dans à peine 3 semaines, et pourtant dans la plus grande indifférence : électeurs comme candidats...


Le cas DATI est ce qu'il est, mais il a le mérite de médiatiser le manque généralisé d'intérêt pour l'élection. Barnier et Dati coordonnent l'ensemble des listes : l'un tricote, l'autre détricote. Les têtes d'affiche retenues depuis le début de l'année, la composition des listes vient à peine d'être validée, dans une totale cacophonie. Le Guide a lancé la campagne (électorale ou de l'UMP ?) depuis Nîmes, puis en Allemagne. Officiellement, il était question de présenter la vision de "l'avenir de l'Europe", il en a donc profité avant la révision de la répartition du temps de parole pour les personnalités et représentants politiques finalement souhaitée par le CSA.

Mais pourquoi donc cette campagne peine à se lancer ?

Outre l'indifférence quasi-tradionnelle pour cette élection, le Président ne pouvait se permettre dans un climat social et économique des plus tendus, une déroute électorale, qui ne ferait qu'alimenter une animosité dejà pérenne à son encontre (environ 38% de Français sont satisfaits par l'action du Gouvernement), dont se serait logiquement servie l'opposition. C'est pourquoi, le plan de campagne retenu a été de celui-ci : courte campagne (15 jours), accès sur le bilan de la présidence française, limiter au maximum les débats... Une fausse campagne en somme...


Ce qui arrange, on peut le dire, le PS, qui après les enièmes frasques de la constitution des listes, et sans avoir fait le bilan des scissions suite au référendum, confirmées à Reims, ont en tout et pour tout, pour principal support de campagne : le manifesto (signé par les 27 partis socialistes européens). Après avoir tenté de faire passer un appel au "vote sanction" (dirigé directement contre la majorité), s'est ravisé pour le "vote utile" (de facto, ratisser les votes des autres partis de gauche). Car le plus grave, le PS, en ces temps de crise, n'ont pas su agréger les mécontentements. Le vote sanction n'aurait pas été suivi d'une part, d'autre part, la présidence française a été, plutôt réussie et surtout investie, tout en bénficiant d'une communciation des mieux rodée... Tous ces aspects confirment que la mue idéologique socialiste n'est pas encore pour aujourd'hui.


Seules les listes des Verts, dirigiées par Cohn-Bendit et de Mélenchon, pour le Parti de Gauche, travaillent sur le terrain. Le MoDem reste quant à lui la "chose" de son Président, "disutaillant" de l'Europe et pour venir sur les plateaux, mais et surtout, vendre son "bouquin" Abus de pouvoir. (pamphlet anti-sarkozy). Enfin, le NPA dont la seule proposition, est de dire non à l'Europe capitaliste... (avec cela on va loin).

Par contre et pour une fois, la campagne de communication pour les européennes est digne des grandes agences ( LIEN ), - d'ailleurs, largement inspirée de celle pour le recrutement de l'armée de terre ( LIEN )-.

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26 avril 2009

Les choix de la presse cette semaine...

Quand la presse décide quoi, fatalement les gens parlent de qui ? :

- Le cas Royal (largement alimenté par la presse écrite) : elle s'excuse, encore et encore... mais pourquoi elle ne continuerait pas Miss Sorry (comme à l'étranger on la surnomme)... quand l'ensemble des médias reprennent ce qui, honteusement, a été la nouvelle de la semaine...

- Le cas Dati : depuis sa triste participation à la maintenant célèbre réunion des Jeunes UMP de Paris (il semblerait qu'il y en ait) de jeudi dernier, elle est à nouveau au coeur des discussions (je vous invite à regarder ce lien). Mais la polémique qui en découle n'est pas des plus hautes quand on voit le déferlement médiatique. Ne pas tirer sur les ambulances...

- Enfin, et là, l'indiscrétion : le classement des députés. (classement), qui a justement fait l'objet d'un étonnant silence médiatique. En effet, ce classement sort quelques jours après l"'embuscade" réussie du PS sur le projet de loi HADOPI, où tard, très tard dans la nuit, au moment du vote, une quinzaine de députés PS sont arrivés, prévenus par SMS, pour voter contre le projet de loi (21 contre 15). Alors que Jean-François Copé se déclare "furax" sur RTL, et avance même des possibilités de sanctions financières à l'encontre des députés buissonniers, le lendemain, (classement publié) Roger Karoutchi (Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement) estime lui qu’il y a probablement environ 150 députés qui travaillent sérieusement, 250 qui passent régulièrement et 150 députés qui ne sont presque jamais là.
Déjà, en 2006, un classement avait été effectué. Celui-ci plus précis, n'intègre pas une donnée pourtant importante : la distance entre la circonscription de l'élu et Paris. Quoi qu'il en soit, ce classement alimente les bruits de couloirs de l'hémicycle...

Toujours est-il, les sujets d'actualité sont bien ceux retenus par les médias...Votre avis sur la question ?

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13 avril 2009

La morale justifie répression et surveillance

Petit et énième coup de gueule :

Après la suppression des "Open bar", l'interdiction de fumer dans les bars et les restaurants, les fichiers ressuscitant Edvige, sous couvert de la morale, de nombreuses dispositions sont prises, encore, en silence...


Voici HADOPI. Non, pas le nouvel héros de Disney. Sous ce nom se cache le projet de loi de lutte contre le téléchargement illégal de musique et autres fichiers audiovisuels. Et sous le sceau de la morale stigmatisant ces horribles pirates informatiques qui volent les artistes, se cache l'obligation aux fournisseurs d'accès Internet de transmettre les informations concernant nos navigations...
Mais, si les artistes disent que c'est nécessaire...  (LIEN du site internet du Ministère de la Culture). Il est vrai Besson, Jarousski, Calogero ou encore Jugnot sont nécessiteux. Les arguments avancés consistent à décrier le vol que consistue un téléchargement et tue les artistes en herbe. Mais ce qui n'est pas dit, c'est que le téléchargement ne concerne (pour plus de 80%) que des artistes internationaux ou francophones dits "connus"...

Et vous qu'en pensez-vous ?

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